L’humidité du miel

Le miel est une substance hygroscopique, c’est à dire ayant la particularité d’absorber l’humidité de l’air. C’est pour cela que les abeilles le protège sous un opercule de cire (comme on le fait parfois pour les confitures avec de la paraffine) après l’avoir concentré jusqu’à un taux d’humidité voisin de 18 % garant d’une bonne conservation.(Attention parfois lors de fortes miellées le miel operculé peut présenter un taux d’humidité supérieur à 20°, c’est aussi souvent le cas du miel de bruyère callune).

Si l’apiculteur ne veut pas voir sa récolte fermenter et prendre un goût piquant, il ne doit extraire que des miels bien mûrs. Mais il arrive fréquemment que l’on doive récolter des hausses imparfaitement operculées contenant des miels trop liquides, soit parce que l’air est très chargé en humidité, soit parce qu’une miellée vient d’avoir lieu. II faut alors trier les cadres et laisser les plus humides sur quelques ruches qui se chargeront de les mûrir. Tant pis pour la transhumance et pour la sélection des miels de crû, on peut remédier à tous ces inconvénients en faisant sécher les hausses avant extraction. Pour ce faire, il est nécessaire de les placer dans une ambiance très sèche que l’on peut créer artificiellement grâce au déshumidificateur d’air qui permet de retirer l’eau contenue dans celui-ci sous forme gazeuse.

Bien entendu, cette opération doit se dérouler dans une enceinte close à l’abri de l’air extérieur (petite pièce rendue étanche ou tente improvisée).

En quelques dizaine d’heures on peut gagner 2 à 3 points d’humidité le principe en est simple :

  • Le déshumidificateur sèche l’air et le chauffe légèrement ;
  • l’air chaud et sec absorbe alors l’humidité contenue dans le miel.

Les apiculteurs de l’Abeille du Forez peuvent désormais disposer d’un tel matériel.

Bien entendu cette opération doit être contrôlée afin de ne pas sécher des miels déjà mûrs. On utilise alors le refractomètre disponible à FEURS et à MONTBRISON.

Texte : Marc FOUGEROUSE