La mycose

I – Généralités :

C’est une maladie du couvain, unanimement répandue, une maladie grave qui conduit à une perte d’abeilles au moment où les colonies en ont le plus besoin.

II – Etiologie :

1/ Agents pathogènes :mycose

L’agent pathogène est le champignon Ascosphaera Apis, la spore germe et donne naissance à un mycellium qui pousse en consommant le milieu, c’est à dire la larve. Il existe des spores qui donnent naissance à des mycellium mâles et des spores qui donnent naissance à des mycellium femelles. Quand les mycellium se rencontrent, il y a fécondation et formation du corps fructifère : sorte de boule noire, il y a division qui donne des asques qui contiennent des millions de spores. Il n’y a pas de traitements.

2/ Causes favorisantes :

Les causes favorisantes sont difficiles à maîtriser : l’humidité, mais elle est également nécessaire au couvain, la température comprise entre 30° et 35°, qui est aussi la température du couvain, il se développe sur du fructose et du glucose qui est aussi la nourriture des larves.

III – Symptômes :

a/ Couvain en mosaïque:
b/ Trois groupes de symptômes:

Au début :

  • L’alvéole contient une larve avec une forme droite, la tête est desséchée, elle a perdue sa couleur nacrée (le dernier stade de l’état larvaire est une grosse larve en forme de croissant, mais jamais droite).
  • Puis l’alvéole est envahie de mycellium :
  • On dirait du coton, la tête de la larve est jaune tout le tour est blanc ; c’est mou, l’abeille ne peut pas le sortir.
  • La larve se transforme en momie.
  • Le champignon sécrète du calcium, la larve devient dure. On dit que le couvain devient plâtré : la momie peut être blanche ou noire. On constate au trou de vol et sur le plancher de la ruche des amas de momies.

IV – Conduite à tenir :

Pas de traitement médicamenteux .

  • Isoler les ruches du sol.
  • Renouveler les cadres (l’ensemble des cadres en trois ans).
  • Désinfecter les plateaux tous les ans.
  • Faire de l’élevage sur des souches résistantes.

Texte :Thierry BONNARDEL   Crédit photos : Michel Ayel