Rucher-Ecole du 8 mai 2010

Contrôle de la miellée, prévention de l’essaimage et essaimage artificiel

La période est froide et humide ce qui a entraîné une claustration des abeilles et un arrêt de ponte de la reine.
On peut craindre un essaimage naturel au retour du beau temps si les colonies sont populeuses.
Un arrêt de la ponte provoque des trous dans le couvain, donc un creux dans les naissances dans une quinzaine de jours au moment ou les acacias seront en fleurs.

rucher_ecole_08_05_2010_1

Les colonies qui lors de la visite de printemps avaient trois cadres de couvain ont produit deux belles hausses de miel de printemps, il leur en est posées deux autres vides en dessous en prévision d’une prochaine visite trop tardive au rucher école. Seul un petit pourcentage des colonies donnera une production. Les autres produiront peu et on aura, au mieux, un maintient du nombre des colonies dans le rucher compte tenu des pertes hivernales et des colonies de faible valeur au printemps.

rucher_ecole_08_05_2010_2

Si la colonie comporte uniquement des jeunes cellules royales on peut les « châtrer » (à refaire tous les huit jours). Si par contre elles sont plus avancées (operculées) il est préférable de diviser la colonie en plusieurs essaims par la méthode de l’éventail. Ces cellules peuvent aussi être utilisées pour remèrer des colonies ayant des déficientes.

rucher_ecole_08_05_2010_3

On peut diviser la colonie par la méthode de l’éventail pour faire deux ou trois essaims. Si la ruche possède une hausse, elle doit être récoltée ou placée sur une autre colonie. Il est préférable d’utiliser des ruchettes. Si on utilise des ruches il ne faut pas conserver la caisse d’origine (problème de repérage et de dérive).

rucher_ecole_08_05_2010_4 rucher_ecole_08_05_2010_5 rucher_ecole_08_05_2010_6

Pour les colonies à problème c’est le moment de tuer la reine et de la remplacer : Soit par une cellule royale provenant d’une autre colonie pour gagner 15 jours. On découpe un petit carré de couvain avec une cellule royale ou on découpe la cellule royale et on la protège dans du papier aluminium en laissant le bout de la cellule libre ; on place cette cellule dans la ruche orpheline. Soit on laisse la colonie élever elle-même une reine sur du couvain de moins de trois jours.
rucher_ecole_08_05_2010_7

Pas de frelon asiatique, actuellement, dans le piège expérimental installé lors de la séance précédente.
Sa présence est avérée en Savoie !

Photos : Michel AYEL ; commentaires : Marc FOUGEROUSE ; mise en page, mise en ligne : Véronique SIMEON